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Fils et élève de G. M. Legrenzi, Giovanni fut successivement organiste à Bergame,
maître de chapelle à Ferrare, puis nommé directeur du Conservatorio dei mendicanti
à Venise (1672), poste auquel il ajouta celui de maître de chapelle à Saint-Marc
(1685). Sa place dans l'histoire de la musique est importante à plus d'un point
de vue. Par son enseignement d'abord : parmi ses nombreux élèves, on compte Lotti,
Caldara, Gasparini, Pollarolo, Vivaldi. Par son influence : ses œuvres furent connues
et appréciées à l'étranger (Händel lui emprunte des thèmes, Bach compose une fugue
thema Legrenzianum elaboratum). Puis par la nouveauté de son œuvre, qui s'exerce
dans tous les genres. En 1667, il écrit les premières sonates à deux violons et
basse, précédant Corelli, et créant un style de composition qui marquera toute la
musique instrumentale européenne. Ces sonates sont les premières à être construites
en trois mouvements, structure qui concurrencera celle en quatre mouvements et s'imposera.
Son souci de l'orchestration se manifeste dans la réforme de l'orchestre de Saint-Marc
(trente-quatre musiciens), mais surtout dans ses œuvres lyriques (dix-huit opéras,
de Achille in Sciro, 1664, à Pertinace, 1684). Legrenzi, musicien universel, d'une
facilité étonnante, a composé en outre cinq recueils de motets, des psaumes, et
six oratorios. La sûreté de l'écriture n'est pas moindre chez lui que la beauté
des motifs mélodiques, dont les emprunts d'un Händel ou d'un Bach témoignent suffisamment.
© Encyclopædia Universalis 2007, tous droits réservés
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